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Générateur de slug URL
Collez un titre, obtenez un slug propre — séparateur, casse et translittération à régler, sans rien envoyer à un serveur.
Qu'est-ce qu'un générateur de slug ?
Un slug, c’est la partie de l’URL qui vient après le nom de domaine et qui identifie une page en mots lisibles : sur freetogenerate.com/generateur-de-slug, « generateur-de-slug » est le slug. Il reprend en général le titre de la page, en minuscules, sans accents ni ponctuation, les espaces remplacés par un tiret.
Un générateur de slug automatise cette conversion : on colle le titre d’un article, le nom d’un produit ou n’importe quelle phrase, et l’outil renvoie une chaîne prête à coller dans une URL, propre à lire, à taper et à partager.
Comment l'utiliser
- Collez votre titredans le champ de texte : un titre d’article, un nom de produit, n’importe quelle phrase à transformer en slug.
- Réglez les options qui vous concernent — séparateur, translittération, casse, mots vides, longueur maximale — le slug se met à jour à chaque changement.
- Copiez le résultatd’un clic sur « Copier », qui affiche « Copié ! » pendant deux secondes le temps de coller le slug où vous en avez besoin.
Les lettres que la plupart des générateurs suppriment
La méthode habituelle pour fabriquer un slug consiste à normaliser le texte en Unicode, à retirer les signes diacritiques combinants, puis à supprimer tout ce qui n’est ni une lettre ni un chiffre. Ça marche pour é, ü ou ñ, dont l’accent est un signe séparé qu’on peut détacher de la lettre. Le problème, c’est que cette méthode fait disparaître en silence une bonne douzaine d’autres lettres latines, parce qu’Unicode ne décompose une lettre en « base + accent » que lorsque l’accent est justement un signe combinant distinct. Dans ß, ø, ł, đ, ħ, þ, ð, æ, œ, ı ou ŋ, la barre ou la forme est la lettre elle-même : il n’y a rien à détacher, donc rien ne reste après le nettoyage.
Les résultats concrets sont parlants : Straße devient « stra-e », Bjørn devient « bj-rn », Łódź se réduit à « odz », Þórr à « orr », Œuvre à « uvre », Ħamrun à « amrun », et Ærø — une île danoise bien réelle — finit par ne plus être que la lettre « r ».
Le choix de la variante de normalisation change l’ampleur des dégâts, ce qu’on ignore souvent. Avec NFD, les seize lettres citées plus haut disparaissent toutes ; avec NFKD, treize seulement, parce que ij, ŀ et ſ sont des ligatures ou des variantes qui disposent d’une correspondance de compatibilité. Beaucoup de développeurs traitent NFD et NFKD comme interchangeables pour ce genre de nettoyage ; ce n’est pas le cas.
La vraie solution est une table de correspondance, et celle-ci vient d’une norme plutôt que d’un choix personnel : le document 9303 de l’OACI, partie 3, section 6.A, « Transliteration of Multinational Latin-based Characters », est la spécification selon laquelle est imprimé tout passeport à lecture automatique dans le monde ; la section 6.B fait de même pour le cyrillique. C’est pour cela que l’outil propose deux modes plutôt qu’un avis tranché : les lettres pour lesquelles la norme accepte deux réponses sont précisément celles où les langues divergent réellement. Elle indique « AE ou A » pour Ä, « OE ou O » pour Ö, « UE, UXX ou U » pour Ü, « AA ou A » pour Å. L’usage allemand écrit Müller « mueller » ; l’usage suédois écrit Malmö « malmo », parce que å, ä et ö sont des lettres à part entière de l’alphabet suédois et non des voyelles accentuées. Le mode Simple retient la réponse à une lettre, le mode Passeport celle à deux lettres. Pour les lettres où la norme ne donne qu’une seule réponse, les deux modes tombent d’accord : Æ donne AE, Þ donne TH, Ð donne D, ß donne SS, Ñ donne N, Œ donne OE.
Un écart mérite d’être assumé plutôt que caché : pour Ø, la norme ne prévoit que « OE », si bien que Bjørn s’écrit « BJOERN » sur un passeport. Le mode Simple donne malgré tout « bjorn », volontairement, parce que c’est l’usage établi sur le web ; le mode Passeport, lui, suit la norme à la lettre. Le cyrillique suit le même principe via la section 6.B : Привет мир devient « privet-mir ». La norme prévoit aussi des exceptions propres à certaines langues — le И ukrainien en Y, le Ж serbe en Z, le Щ bulgare en SHT — que cet outil n’applique pas, délibérément : rien ne permet de deviner la langue de façon fiable à partir d’un texte court, et se tromper abîmerait le cas courant pour servir un cas plus rare.
Deux bibliothèques libres très utilisées, testées sur ces mêmes mots, se contredisent l’une l’autre à chaque fois sur Müller, Malmö, Ærø, Þórr, Œuvre et Ħamrun. L’une supprime purement et simplement la lettre maltaise ħ : Ħamrun devient « amrun ». L’autre coupe en deux les équivalents de plusieurs lettres et transforme Ærø en « a-ero » et Þórr en « t-horr ». Deux outils réputés, deux résultats différents pour le même mot : c’est le signe qu’il n’y a pas un unique « bon » comportement, mais une norme à suivre — ou à ignorer sciemment, comme pour Ø.
Bien choisir son slug
Un slug court se retient et se tape plus facilement, et un moteur de recherche l’affiche en entier dans ses résultats là où un slug trop long est tronqué. La longueur maximale de cet outil coupe toujours à la limite d’un mot entier, jamais en plein milieu, pour éviter un slug qui se termine sur une syllabe coupée.
Supprimer les mots vides — « le », « de », « et » et leurs équivalents dans cinq langues — retire du bruit sans changer le sens : « le-guide-de-la-photo » devient « guide-photo ». Si la phrase saisie n’est composée que de mots vides, le slug est conservé tel quel plutôt que vidé : mieux vaut un slug bavard qu’une URL sans queue ni tête.
Une fois une page publiée et indexée, mieux vaut ne plus toucher à son slug : le changer casse les liens déjà posés ailleurs sur le web et oblige à mettre en place une redirection pour ne pas perdre le référencement acquis. Le bon moment pour régler séparateur, casse et longueur, c’est avant la mise en ligne, pas après.
Pourquoi est-ce gratuit ?
Tout le calcul — normalisation, translittération, nettoyage — se fait dans le navigateur, en JavaScript, sans qu’aucun texte ne quitte votre appareil. Il n’y a donc rien à héberger de coûteux côté serveur, pas de raison de faire payer l’outil ni de demander un compte.
Aucune inscription, aucun filigrane, aucune limite d’usage : cet outil est l’un des nombreux outils gratuits de FreeToGenerate.com, tous conçus sur le même principe.