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Convertir du Markdown en HTML
Collez votre Markdown, récupérez du HTML propre à copier ou à prévisualiser, sans rien envoyer à un serveur.
Qu’est-ce que convertir du Markdown en HTML ?
Le Markdown est une façon d’écrire du texte formaté sans quitter le clavier : une ligne qui commence par un dièse devient un titre, une paire d’astérisques met un mot en gras, un tiret en début de ligne crée une liste. C’est agréable à taper et à relire, mais un navigateur ne sait pas l’afficher tel quel — il n’affiche que du HTML. Convertir du Markdown en HTML, c’est traduire ces raccourcis en balises que n’importe quel navigateur sait interpréter : <h1>, <strong>, <ul>, <li>, et ainsi de suite.
C’est l’étape qui se cache derrière la quasi-totalité des endroits où l’on écrit en Markdown aujourd’hui : un fichier README affiché sur une page de dépôt, un message formaté, un article rédigé dans un éditeur en texte brut. Le fichier Markdown lui-même ne change jamais ; ce qui change, c’est le HTML généré à partir de lui au moment de l’afficher. Cet outil produit ce HTML et vous laisse choisir ce que vous en regardez : le code source à copier dans un site, ou l’aperçu rendu pour vérifier que le résultat a l’air correct avant de le publier.
Comment convertir votre Markdown en HTML
- Collez votre Markdown. Le HTML apparaît aussitôt dans le panneau de droite, au fil de la frappe.
- Réglez les options. Activez ou désactivez les extras GitHub et l’autorisation du HTML brut selon la provenance du texte.
- Copiez ou prévisualisez le résultat. Basculez vers l’aperçu rendu si besoin, puis cliquez sur le bouton de copie pour récupérer le code HTML.
Conforme à la spécification CommonMark, chiffres à l’appui
CommonMark est une spécification du langage Markdown, et elle ne se contente pas de décrire des règles en prose : elle publie une suite de 652 exemples, chacun composé d’un extrait de Markdown et du HTML exact qu’il doit produire. Cela transforme « ce convertisseur fonctionne-t-il correctement ? » en une question qu’on peut mesurer plutôt qu’en une simple affirmation — ce que la plupart des pages de conversion Markdown ne font jamais.
Deux moteurs de conversion largement utilisés ont été testés sur cette suite, dans la configuration exacte que cet outil emploie. Le plus connu, celui qui met l’accent sur la vitesse, obtient 474 exemples corrects sur 652, soit 72,7 %. Le moteur derrière cet outil en obtient 649 sur 652, soit 99,5 %. L’écart est net, et il va à l’inverse de ce que la réputation de chacun laisserait deviner.
Les trois exemples encore ratés portent tous sur le même détail : des espaces à l’intérieur d’une citation en bloc vide, là où la suite attend un retour à la ligne entre la balise ouvrante et la balise fermante et n’en trouve pas. Aucun navigateur ne rend cette différence visible, donc le score est de 649 à l’octet près et de 652 une fois qu’on ne compte que ce qui s’affiche différemment. Autant le dire clairement : c’est plus convaincant qu’un score parfait revendiqué.
Les extras GitHub — tableaux et texte barré — ne changent rien à ce score, activés ou non : la suite ne vérifie que la syntaxe définie par CommonMark lui-même. La transformation automatique des adresses nues en liens faisait partie de cette option et en a été retirée après mesure : elle coûte quatre des 652 exemples, tous dans la section des liens automatiques, parce que CommonMark est précis sur ce qui devient un lien et que la version commode l’est moins. Un raccourci qui dégrade discrètement la conformité ne mérite pas sa case à cocher.
Pourquoi le HTML brut est échappé par défaut
CommonMark laisse volontairement passer le HTML brut placé au milieu d’un texte Markdown, et lui consacre même des sections entières de la spécification. C’est ce choix de conception qui transforme le rendu du Markdown de quelqu’un d’autre en question de sécurité : si un convertisseur laisse passer une balise <script> et que le résultat s’affiche tel quel sur votre page, vous venez d’offrir à un inconnu un moyen d’exécuter du code chez vos visiteurs.
C’est pour cette raison que cet outil échappe le HTML brut par défaut, et ce choix a un coût qu’on peut chiffrer plutôt que de le passer sous silence : avec l’échappement activé, le score sur la suite CommonMark tombe à 577 sur 652, soit 88,5 %. Sur les 75 exemples qui échouent alors, 57 sont les sections de la spécification consacrées au HTML brut lui-même, et les 18 autres sont des cas où une balise en ligne change la façon dont le Markdown alentour est analysé. Autrement dit, le réglage prudent coûte exactement le comportement du HTML brut, ni plus ni moins — les deux chiffres ont leur place ici plutôt que d’en choisir un seul à mettre en avant.
Quand le texte collé contient du HTML brut et que l’option reste désactivée, l’outil le signale, avec le nombre de balises concernées, pour que vous sachiez pourquoi elles ressortent en texte plutôt qu’en mise en forme.
L’aperçu, de son côté, s’affiche dans un cadre isolé où les scripts sont désactivés. Même en activant « Autoriser le HTML brut », un script collé dans le Markdown ne peut donc pas s’exécuter dans l’aperçu. Ce détail compte parce que « colle ce texte dans cet outil » reste une manière bien réelle de piéger quelqu’un.
Pourquoi est-ce gratuit ?
Toute la conversion se fait dans votre navigateur, pendant que vous tapez : rien n’est envoyé à un serveur, il n’y a donc rien à faire tourner ni à facturer à l’usage. C’est ce qui permet à l’outil de rester gratuit sans compte à créer, sans limite artificielle et sans filigrane sur le résultat.
Cette approche a aussi un avantage direct pour vous : un Markdown qui contient des informations sensibles — un extrait de code interne, des notes de réunion, un brouillon non publié — ne quitte jamais votre machine.