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Un timestamp ne porte pas de fuseau horaire : il désigne un instant, et le fuseau n’apparaît qu’au moment de l’afficher.

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Convertisseur timestamp Unix : de timestamp à date, et inversement

Convertissez un timestamp Unix en date lisible ou une date en timestamp, en secondes ou en millisecondes, sans que rien ne quitte votre navigateur.

Qu’est-ce qu’un convertisseur de timestamp Unix

Un timestamp Unix est un compteur de secondes (ou de millisecondes) écoulées depuis le 1er janvier 1970 à 00h00 UTC, l’epoch Unix. La valeur 0 désigne exactement cet instant. Les valeurs négatives remontent avant l’epoch : l’alunissage d’Apollo 11, en juillet 1969, s’écrit -14 182 940 en secondes Unix, un nombre négatif tout à fait valide puisqu’il précède le point de départ du compteur.

Ce convertisseur timestamp Unix fait le trajet dans les deux sens : un nombre devient une date lisible, une date devient un nombre. Il accepte les secondes comme les millisecondes, tolère les espaces, les séparateurs de milliers et un point décimal en entrée, et distingue clairement une saisie qui n’est pas un nombre d’une valeur qui sort simplement de la plage représentable.

Comment ça marche

  1. Choisissez le sens de la conversion. Les boutons Mode basculent entre Timestamp vers date et Date vers timestamp ; dans les deux cas, le bouton Utiliser l’heure actuelle préremplit le champ avec l’instant présent.
  2. Précisez comment lire la valeur saisie. En Timestamp vers date, choisissez l’Unité — Détecter, Secondes ou Millisecondes. En Date vers timestamp, choisissez Interpréter comme : Votre heure locale ou UTC, pour lever toute ambiguïté sur le fuseau de la date saisie.
  3. Lisez le résultat, copiez-le en un clic. En Timestamp vers date, vous obtenez l’UTC, votre heure locale avec son fuseau, l’ISO 8601 et le temps écoulé ou restant. En Date vers timestamp, vous obtenez les secondes, les millisecondes et l’ISO 8601. Tout se recalcule à la frappe, et un avertissement apparaît si la valeur dépasse le plafond des 32 bits.

Un timestamp n’a pas de fuseau horaire

C’est le point que la plupart des outils laissent dans le flou : un timestamp Unix désigne un instant, un point unique sur l’axe du temps, et rien de plus. Le fuseau n’entre en jeu qu’au moment de le formater pour un humain. Prenez 1750000000000 : cet instant unique s’écrit 15 juin 2025, 15h06 en UTC, 11h06 le même jour à New York, et 00h06 le 16 juin à Tokyo. Même instant, trois heures affichées, et pour Tokyo une date carrément différente.

Le piège symétrique se cache dans le sélecteur de date, qui n’a pas non plus de fuseau intrinsèque. Saisir 2026-07-27 12:00 et l’interpréter comme UTC ne pointe pas vers le même instant que l’interpréter comme heure locale : sur une machine réglée sur Madrid, l’écart atteint deux heures. Le même champ, la même saisie, deux résultats.

C’est pour cette raison que Date vers timestamp propose Interpréter comme plutôt qu’une hypothèse silencieuse. Et c’est pour la même raison que ce convertisseur affiche l’UTC et l’ISO 8601 à côté de votre heure locale : les deux premières ne dépendent que de l’instant lui-même, la troisième dépend du fuseau que votre navigateur rapporte — trois lignes, trois garanties différentes.

Deux bugs classiques, et leurs vrais chiffres

Le premier bug oppose secondes et millisecondes. 1750000000 et 1750000000000 désignent le même instant, 2025-06-15T15:06:40Z, l’un en secondes, l’autre en millisecondes. Lisez des millisecondes comme des secondes par erreur, et le calcul vous projette en l’an 57425. Faites l’inverse — lisez des secondes comme des millisecondes — et vous atterrissez le 21 janvier 1970. La détection automatique de cet outil n’est qu’une heuristique : elle bascule au seuil de cent milliards, qui donnerait l’an 5138 en secondes contre mars 1973 en millisecondes. Pour tout timestamp d’un événement réel, ce seuil tombe toujours du bon côté, mais ça reste une supposition, affichée comme telle et modifiable d’un clic.

Le second bug porte un nom : le problème de l’an 2038. Un compteur de secondes signé sur 32 bits plafonne à 2 147 483 647, soit 2^31 moins 1, ce qui correspond au 2038-01-19T03:14:07Z. Une seconde de plus, et ce même compteur ne peut plus qu’afficher son débordement : il repart au 1901-12-13T20:45:52Z. Cet outil, lui, ne stocke rien sur 32 bits — il se contente de vous avertir dès que la valeur saisie dépasse ce plafond, parce que d’autres systèmes, eux, y sont encore soumis.

Les secondes intercalaires ajoutent une troisième bizarrerie : le temps Unix les ignore purement et simplement. Une seconde intercalaire a été insérée fin 2016, et pourtant le temps Unix compte exactement 86 400 secondes ce jour-là, parce qu’un jour Unix est défini comme faisant toujours 86 400 secondes, point final — c’est précisément ce qui fait que le temps Unix n’est pas rigoureusement de l’UTC. À cela s’ajoutent des limites plus prosaïques : JavaScript ne représente que les dates situées à moins de 8,64 × 10^15 millisecondes de l’epoch, soit les années -271821 à 275760 — au-delà, la valeur est refusée plutôt que tronquée en silence — et votre heure locale n’est fiable que si l’horloge et le fuseau de votre machine le sont aussi, ce qui n’affecte jamais les lignes UTC et ISO 8601.

Pourquoi c’est gratuit

Toute la conversion tourne dans votre navigateur, en JavaScript pur : aucun serveur ne reçoit votre timestamp, aucune requête ne part quand vous tapez, rien n’est journalisé ni conservé. Il n’y a ni compte à créer, ni filigrane sur le résultat, ni version payante planquée derrière une limite artificielle — c’est le même outil pour tout le monde, gratuit parce qu’il n’y a rien à faire tourner côté serveur pour le faire fonctionner.