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Supprimer des pages d'un PDF
Marquez les pages à enlever d'un clic ou en tapant une plage, et téléchargez un PDF reconstruit à partir de ce qui reste, pas simplement amputé.
Comment supprimer des pages d'un PDF ?
Supprimer des pages d'un PDF veut dire retirer une ou plusieurs pages précises sans toucher au reste du document : une page blanche glissée par erreur, une annexe qu'on ne veut plus joindre, une page scannée deux fois.
Cet outil ouvre votre fichier directement dans l'onglet et affiche une grille avec un bouton par page. Vous cliquez sur celles à enlever, ou vous tapez leurs numéros dans un champ, comme dans une boîte d'impression, et les deux vues restent synchronisées. Le fichier qui en ressort ne contient plus que les pages conservées, et rien de ce que vous déposez ne quitte votre navigateur.
Marche à suivre
- Déposez votre PDF. Il s'ouvre dans l'onglet, avec une grille numérotée, une case par page.
- Marquez les pages à supprimer. Cliquez sur chaque page à enlever, ou tapez leurs numéros dans le champ, par exemple 1-3, 5, 8-. Un compteur affiche en direct le nombre de pages conservées sur le total.
- Téléchargez le résultat. Le nombre de pages restantes et la taille du fichier s'affichent avant le téléchargement.
Supprimer des pages ne réduit pas un PDF, sauf si l'outil le reconstruit
La plupart des outils qui suppriment des pages d'un PDF se contentent de retirer la page de l'arborescence des pages, sans toucher à rien d'autre. Le problème, c'est que tout ce que cette page utilisait, ses images, ses polices, reste dans le fichier comme un résidu dont plus rien ne pointe vers lui, parce que rien ne fait de ramasse-miettes au moment d'enregistrer.
Sur un document de test de 20 pages où chaque page portait sa propre image, l'original pesait 831 603 octets pour 20 objets image. Supprimer dix pages par cette voie évidente a produit un fichier de 10 pages qui pesait 831 572 octets et contenait toujours les 20 objets image d'origine, soit 31 octets économisés pour la moitié du document en moins.
Cet outil fait l'inverse : il détermine quelles pages survivent et les recopie dans un document entièrement neuf, qui ne contient donc que ce dont ces pages ont besoin. Même fichier, mêmes dix pages supprimées, et le résultat pèse 409 943 octets pour 10 objets image, soit 50,7 pour cent de moins.
La vraie preuve n'est pas le nombre d'octets mais le nombre d'objets : un fichier plus léger pourrait en principe venir d'une meilleure compression, alors qu'un fichier qui ne contient plus que dix objets image au lieu de vingt a bel et bien abandonné le contenu des pages supprimées.
Ce que coûte la reconstruction
Reconstruire le document a un coût qu’il faut annoncer : un PDF neuf n’hérite ni des signets, ni des champs de formulaire, ni des métadonnées du fichier d’origine, parce que ceux-ci appartiennent au document dans son ensemble et non à ses pages prises une par une.
En contrepartie, le contenu des pages conservées, texte, polices, images, dessins vectoriels, est copié tel quel : rien n’est reconverti ni recompressé, donc rien ne perd en qualité, et la rotation de chaque page conservée est reprise à l’identique.
L’outil refuse aussi de supprimer toutes les pages d’un coup : un PDF sans aucune page n’est pas un document, et si vous les avez toutes cochées, c’est presque certainement l’inverse de ce que vous vouliez faire. Les numéros hors du document sont simplement ignorés plutôt que rejetés comme une erreur : une plage comme 8- sur un fichier de 5 pages ne sélectionne que ce qui existe vraiment.
Enfin, supprimer et extraire des pages sont la même opération vue de deux côtés différents, ce qui change c’est l’ensemble que vous devez nommer : pour retirer trois pages d’un rapport qui en compte deux cents, nommer les cent quatre-vingt-dix-sept pages à garder n’est pas une interface que qui que ce soit souhaite. Quand c’est la liste courte que vous voulez garder, le séparateur de PDF est le même moteur pris dans l’autre sens.
Pourquoi est-ce gratuit ?
Parce que tout se passe dans votre navigateur : votre PDF est ouvert, modifié et reconstruit sur votre propre machine, jamais envoyé à un serveur. Il n'y a donc rien à héberger ni à faire tourner, pas de compte à créer, pas de limite d'utilisation et pas de filigrane ajouté au résultat.