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Traducteur code morse en ligne
Convertissez du texte en morse, décodez du morse en texte et écoutez le résultat en tonalité audio, sans jamais quitter votre navigateur.
Qu’est-ce qu’un traducteur de code morse ?
Le code morse remplace chaque lettre, chiffre ou signe de ponctuation par une suite de points et de traits, pensée à l’origine pour circuler sur un fil télégraphique puis dans les airs, en ondes courtes. Un traducteur de code morse fait ce travail de conversion à votre place : il transforme un texte en cette suite de signaux, et inversement, il relit une suite de points et de traits pour en restituer le texte.
Celui-ci fonctionne dans les deux sens et repose sur une table de 54 correspondances — 26 lettres, 10 chiffres et 18 signes de ponctuation — où aucun signal n’est partagé entre deux caractères. Cette absence d’ambiguïté n’est pas un détail : elle garantit qu’un mot encodé puis décodé revient exactement identique, lettre pour lettre.
Comment ça marche
- Choisissez le sens de traduction et tapez ou collez votre contenu dans la grande zone de saisie. Selon que vous avez choisi Texte vers morse ou Morse vers texte, le résultat s’affiche en lecture seule et se met à jour à chaque frappe ; un bouton Copier le récupère et se change en Copié ! pendant deux secondes.
- Réglez la vitesse avec le curseur ou le champ numérique, de 5 à 40 mots par minute, 15 par défaut. Cette valeur pilote à la fois la vitesse de l’audio et la durée affichée dans la ligne de comptage.
- Écoutez le résultat en cliquant sur Écouter, qui joue le morse sous forme de tonalité et devient Arrêter pendant la lecture. Le tableau complet de l’alphabet morse, en dessous, détaille lettres, chiffres et ponctuation, avec un signalement pour les signaux non normalisés.
Le minutage : ce qui rend l’audio juste
Le code morse ne se définit pas par une durée absolue mais par un rapport entre unités. Un point vaut une unité de temps, un trait en vaut trois. À l’intérieur d’une même lettre, l’intervalle entre deux signaux vaut une unité ; entre deux lettres, il en vaut trois ; entre deux mots, sept. Tout le reste — la vitesse, la fluidité, le rythme reconnaissable du morse — découle de ce seul rapport.
La vitesse de transmission se calibre traditionnellement sur le mot PARIS, choisi parce qu’il totalise exactement 50 unités en comptant l’intervalle final de mot : encodé, .--. .- .-. .. ... occupe 43 unités, plus les 7 unités qui séparent deux mots. D’où la formule qu’utilise cet outil pour la durée d’un point : 1200 divisé par le nombre de mots par minute. À 20 mots par minute, un point dure 60 millisecondes ; à 10, il en dure 120. Conséquence directe : envoyer PARIS un nombre W de fois à W mots par minute prend toujours exactement 60 secondes, quelle que soit la vitesse choisie parmi celles que propose l’outil.
SOS illustre bien pourquoi ce minutage compte. Aux 15 mots par minute réglés par défaut, le signal dure 2,16 secondes. Envoyé comme trois lettres distinctes, S, O puis S, il occuperait 27 unités à cause des deux intervalles de 3 unités qui séparent les lettres ; en signal de détresse continu, sans ces intervalles, il n’en occupe que 23. C’est pour cette raison qu’on l’écrit d’un seul tenant, ...---..., et non comme trois lettres séparées par des espaces.
Ce que le morse transporte, et ce qu’il perd en route
Le morse ne connaît pas la casse : « sos » et « SOS » produisent rigoureusement le même signal, puisque l’alphabet ne code que des caractères, pas leur forme. Il ne connaît pas non plus les lettres accentuées ni les écritures non latines. Tapez « CAFÉ NAÏVE » et l’outil signale que le É et le Ï ont été ignorés, plutôt que de leur inventer un signal ou de les faire disparaître sans le dire. Pour un texte en français, la conséquence est immédiate : é, è, à, ç et les ligatures n’ont aucune correspondance dans la norme de l’UIT, si bien que « FRANÇAIS » y perd sa cédille. Certains pays ont bien défini des variantes nationales par le passé, mais elles n’appartiennent pas à la norme internationale, et cet outil ne cherche pas à deviner laquelle appliquer.
Sur la ponctuation, la table distingue ce qui est normalisé de ce qui ne l’est pas : 13 signes figurent dans la norme UIT-R M.1677-1, contre 5 qui n’y figurent pas — le point d’exclamation, l’esperluette, le point-virgule, le tiret bas et le dollar, très répandus mais absents du texte officiel, alors que la plupart des tables trouvées en ligne les présentent comme s’ils en faisaient partie. Le caractère le plus récent de toute la table est l’arobase, ajouté en 2004 pour que les adresses e-mail puissent se transmettre en morse : son signal, .--.-., accole simplement un A et un C.
Cet outil a aussi des limites qu’il vaut mieux annoncer que découvrir. C’est un traducteur, pas un décodeur : il ne sait ni écouter un enregistrement audio, ni lire la photo d’une bande perforée, ni interpréter des tapotements captés au micro. Il ne reproduit pas non plus le minutage Farnsworth, cette méthode où les caractères sont envoyés vite mais les intervalles allongés, qui est pourtant la façon dont on apprend réellement à lire le morse à l’oreille : ici, tout est envoyé à une seule vitesse constante.
Pourquoi c’est gratuit
Parce que tout tourne dans votre navigateur. L’encodage, le décodage et la synthèse audio se calculent sur votre appareil, sans requête vers un serveur ; rien de ce que vous tapez n’est transmis ni conservé, et un simple rechargement de la page vide les zones de texte. Pas de compte à créer, pas de filigrane sur le résultat, pas de version payante qui débloquerait une fonctionnalité cachée.
Cette gratuité n’est pas promotionnelle, c’est un principe du site : chaque outil de FreeToGenerate.com, celui-ci comme les autres, reste accessible sans inscription et sans limite d’usage caché.