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Texte · Lisibilité · Sans inscription

Commencez à écrire : chaque score se met à jour au fil de la saisie.

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Test de lisibilité de texte en français

Collez votre texte et obtenez son indice de lisibilité selon l’adaptation française de Kandel et Moles : phrases, mots, syllabes, et vos phrases les plus longues à raccourcir en premier.

Qu’est-ce qu’un score de lisibilité ?

Un score de lisibilité mesure, de façon purement mécanique, si un texte se lit facilement ou difficilement, sans jamais juger de son sens, de sa justesse ou de son intérêt. Le calcul ne regarde que deux choses : la longueur des phrases et la longueur des mots. Plus les phrases s’allongent et plus les mots comptent de syllabes, plus l’indice de lisibilité descend.

Ce vérificateur de lisibilité analyse votre texte avec l’adaptation française de la formule de Flesch, établie par Kandel et Moles en 1958, et non avec la formule anglaise d’origine. Appliquer telle quelle la formule de Flesch, pensée et calibrée pour l’anglais, à un texte français produirait un chiffre sans queue ni tête : les mots et les phrases y sont en moyenne plus longs qu’en anglais, et le texte serait pénalisé pour cette seule raison, pas pour sa difficulté réelle. Kandel et Moles ont donc repris la structure de Flesch, longueur des phrases plus longueur des mots, en recalculant les coefficients sur du français.

Le score se recalcule à chaque frappe : collez un paragraphe, une notice ou un communiqué de presse, et l’indice de lisibilité en français apparaît instantanément, accompagné du détail du calcul et des statistiques qui l’expliquent.

Comment l’utiliser

  1. Collez votre texte dans la grande zone de saisie. Un paragraphe, un article, une notice technique : le calcul se relance à chaque caractère tapé ou collé, sans bouton à cliquer.
  2. Repérez le score en tête de page un grand nombre affiche l’indice de lisibilité avec son étiquette (très facile, standard, difficile...), suivi d’un tableau détaillant la formule appliquée et d’une ligne de statistiques : mots, phrases, syllabes, mots par phrase, syllabes par mot, part de mots de trois syllabes ou plus.
  3. Consultez vos phrases les plus longues le panneau du bas les liste avec leur nombre de mots. C’est le seul levier que vous actionnez directement : raccourcir ces phrases fait immédiatement remonter le score.

Ce que mesure la formule

La formule de Kandel et Moles, publiée en 1958, reprend la structure de Flesch et s’écrit 207 − 1,015 × (mots ÷ phrases) − 73,6 × (syllabes ÷ mots). Comme celle de Flesch, elle ne regarde que deux quantités, le nombre moyen de mots par phrase et le nombre moyen de syllabes par mot : rien d’autre dans le texte n’est mesuré, ni le vocabulaire, ni la grammaire, ni la cohérence des idées. Le détail qui mérite d’être expliqué est le coefficient appliqué aux syllabes : 73,6, contre 84,6 dans la version anglaise. Ce n’est pas un simple arrondi : le français forme naturellement des mots plus longs que l’anglais (articles soudés, terminaisons verbales empilées, vocabulaire savant gréco-latin), si bien qu’appliquer la pénalité anglaise sanctionnerait n’importe quel texte français pour la seule longueur de ses mots. Kandel et Moles ont donc allégé le coefficient : le français est facturé moins cher par syllabe, précisément parce que ses mots en portent davantage.

Compter les syllabes du français est plus systématique qu’en anglais, mais pas trivial pour autant, et l’outil applique les règles orthographiques réelles plutôt qu’une simple division en voyelles : le e muet final et le -es final ne comptent pas comme syllabe (« parle » est monosyllabique), la terminaison -ent d’un verbe à la troisième personne du pluriel est muette (« parlent » ne fait, lui aussi, qu’une syllabe, pas deux), et les digrammes vocaliques notent un seul son (« beau » fait une syllabe, « oiseau » et « maison » en font deux, « français » aussi). La version anglaise de cet outil, elle, a dû être calée sur le CMU Pronouncing Dictionary, parce que l’orthographe anglaise ne détermine à peu près rien de la prononciation : « alone » fait deux syllabes, « abalone » en fait quatre, alors qu’ils se terminent à l’identique, et aucune règle de lettres ne prédit correctement les deux. L’orthographe française est bien plus régulière, même si elle reste moins transparente que celle de l’espagnol, et c’est ce qui rend le comptage fiable sans dictionnaire de prononciation.

Le score obtenu se lit sur la même échelle de 0 à 100 que Flesch : plus le chiffre est élevé, plus le texte est facile à lire. Au-dessus de 90, le texte est très facile ; entre 80 et 90, facile ; entre 70 et 80, assez facile ; entre 60 et 70, standard ; entre 50 et 60, assez difficile ; entre 30 et 50, difficile ; en dessous de 30, très difficile.

Ce qu’un score ne vous dit pas

Une formule de lisibilité ne sait pas si un texte a du sens. Des mots courts assemblés en phrases courtes obtiennent un bon score même si le propos est incohérent, mal organisé ou tout simplement faux : un score élevé signifie « mots courts, phrases courtes », rien de plus et rien de moins.

Le score se manipule facilement : coupez vos phrases aux virgules sans changer un seul mot, et le chiffre s’améliore, alors que la prose, elle, peut devenir pire, hachée et répétitive, malgré la baisse apparente de difficulté affichée. Le vocabulaire technique est pénalisé quel que soit le lectorat visé : le terme exact qu’un article destiné à des spécialistes appelle est compté contre vous exactement comme s’il s’adressait à un enfant de dix ans.

Kandel et Moles ont calé leurs coefficients en 1958, sur le français de leur époque ; De Landsheere a proposé depuis une autre adaptation française, preuve qu’il n’existe pas une échelle unique qui ferait autorité, même à l’intérieur de la seule langue française. Traitez donc les tranches (très facile, standard, difficile...) comme une indication, pas comme une norme certifiée par qui que ce soit. Enfin, les noms propres, les sigles et les nombres comptent comme des mots porteurs de syllabes : un texte dense en noms de personnes, en acronymes ou en chiffres obtient donc un score plus sévère que ce que sa lecture réelle laisse ressentir.

Pourquoi c’est gratuit

Tout le calcul, découpage en phrases, comptage des syllabes, application de la formule de Kandel et Moles, s’exécute dans votre navigateur, en JavaScript, pendant que vous tapez. Votre texte ne quitte jamais votre ordinateur : rien n’est envoyé à un serveur, rien n’est stocké, rien n’est journalisé. C’est la même promesse que pour tous les outils de texte du site.

Pas de compte à créer, pas de plafond de caractères artificiel, pas de filigrane, pas de palier payant caché derrière une fonctionnalité de base comme le calcul du score ou la liste des phrases les plus longues. L’outil ne fait tourner aucun code côté serveur : il ne coûte donc rien à l’usage.