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La formule du service météorologique national des États-Unis, dans l’unité de votre choix. Elle vous dit aussi quand votre mesure sort du domaine de définition, et ce que l’indice ne modélise pas. Rien n’est envoyé.

Essayez :

Ce qu’indique le thermomètre, en Fahrenheit.

En milles par heure, comme le donne le bulletin.

Refroidissement éolien

Ce que ressent la peau exposée

-19,4°F

Plus froid que l’air de
19,4°F
La même valeur dans l’autre unité
-28,6°C

Cette mesure est-elle dans le domaine de définition ?

Oui. L’indice est défini pour ces conditions.

La peau exposée peut-elle geler ?

Oui, l’air est sous zéro.

Cela se juge sur la température de l’air et jamais sur le refroidissement éolien, ce qui est l’inverse de ce que presque tout le monde suppose. Le service météorologique est formel : l’air doit être sous zéro pour qu’il y ait gelure, et le refroidissement éolien ne peut pas l’y amener. Une valeur de moins dix avec le thermomètre à quatre degrés ne gèlera rien, même si elle peut provoquer une hypothermie.

Le chiffre porte une marge que personne n’affiche

Le service météorologique national des États-Unis indique qu’un plein soleil peut relever le refroidissement éolien de 10 à 18 degrés Fahrenheit. Ce n’est pas une question d’arrondi : c’est une variable que l’indice ne modélise tout simplement pas, si bien qu’un chiffre donné à la décimale près traîne une marge bien plus large qu’on ne l’imaginerait. Et c’est l’organisme qui publie la formule qui le dit, non quelqu’un qui la conteste.

10°F – 18°F

Cela ne s’applique pas aux objets

Le refroidissement éolien décrit la vitesse à laquelle un corps perd sa chaleur : il ne vaut donc que pour les personnes et les animaux. Le vent refroidit plus vite un radiateur de voiture ou une canalisation, mais jamais en dessous de la température réelle de l’air. Le service donne lui-même l’exemple : à moins cinq degrés avec un refroidissement éolien de moins trente et un, le radiateur s’arrête à moins cinq.

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Calculateur de refroidissement éolien (formule du NWS)

Calculez le froid que fait ressentir le vent, et découvrez ce que vaut réellement le chiffre obtenu.

Qu’est-ce que le refroidissement éolien ?

Le refroidissement éolien tente de répondre à une question qu’un thermomètre ne peut pas trancher : non pas quelle est la température de l’air, mais quel froid la peau ressent. L’air en mouvement emporte la mince couche de chaleur que votre corps entretient autour de lui, et vous soutire donc de la chaleur plus vite que l’air calme à la même température. L’indice traduit cela en un seul chiffre : la température qui donnerait la même sensation s’il n’y avait pas de vent.

La version employée aux États-Unis et au Canada a été adoptée conjointement par les deux services météorologiques pour l’hiver 2001/2002, en remplacement d’un indice fondé sur les travaux menés dans les années quarante par les explorateurs antarctiques Paul Siple et Charles Passel. L’actuelle a été étalonnée sur douze volontaires placés en soufflerie, capteurs au visage — une base autrement plus solide que le cylindre d’eau dont se contentait la précédente.

Ce calculateur applique cette formule, dans les unités que vous préférez. Et il fait deux choses que presque aucun calculateur de refroidissement éolien ne fait : il signale quand les conditions saisies sortent du domaine où l’indice est défini, et il montre l’ampleur de ce que l’indice ne prend pas du tout en compte.

Comment l’utiliser

  1. Choisissez vos unités. Fahrenheit avec milles par heure, ou Celsius avec kilomètres par heure. Les deux réponses sortent du même calcul : elles ne peuvent donc pas se contredire.
  2. Saisissez la température de l’air et la vitesse du vent. Utilisez ce qu’indique le thermomètre, non un refroidissement éolien déjà calculé. Les boutons d’exemple chargent le cas que publie le service météorologique lui-même, plus quatre situations limites qui méritent le détour.
  3. Lisez les panneaux sous le chiffre. L’un dit si votre mesure est dans le domaine de définition. Un autre dit si la peau exposée pourrait réellement geler — ce qui dépend de la température de l’air, non du refroidissement éolien. Le dernier donne la marge que l’indice ne modélise pas.

Le chiffre porte une marge que personne n’affiche

Voici ce qui devrait figurer sur tout calculateur de refroidissement éolien et ne figure presque nulle part. Le service météorologique national des États-Unis, sur la page même où il publie la formule, indique qu’un plein soleil peut relever le refroidissement éolien de 10 à 18 degrés Fahrenheit.

Ce n’est pas une remarque sur l’arrondi. C’est une variable que l’indice ne modélise pas du tout, et son ampleur est considérable au regard de la précision avec laquelle chacun cite la réponse. Un chiffre annoncé comme moins dix-neuf virgule quatre se situe en réalité dans une plage large de près de vingt degrés, selon que vous êtes au soleil ou à l’ombre — et l’outil qui vous l’a donné à la décimale près ne vous en a rien dit.

Il importe que cela vienne de l’organisme qui publie la formule et non de quelqu’un qui la conteste. L’indice est utile : il vaut nettement mieux que celui qu’il a remplacé, et il est étalonné sur de vraies personnes plutôt que sur un bidon d’eau. Mais il répond à une question plus étroite que ne le laisse croire ce chiffre péremptoire, et un calculateur qui masque la réserve vend une précision que la source elle-même dément.

Deux bornes que presque tous les calculateurs ignorent

L’indice a des bornes, et le service météorologique les énonce en une phrase : il n’est défini que pour des températures inférieures ou égales à 50 degrés Fahrenheit et des vents supérieurs à 3 milles par heure. Lisez bien. La borne de température inclut son extrémité, celle du vent non : exactement 3 milles par heure est donc hors du domaine, tandis qu’exactement 50 degrés y est. Entrez un après-midi d’été sans vent dans la plupart des calculateurs et vous obtiendrez tout de même une réponse assurée ; celui-ci calcule le même chiffre puis vous dit qu’il ne veut rien dire, car la formule ne refuse pas — elle poursuit, simplement.

La seconde borne relève d’une véritable idée fausse, que le service météorologique corrige explicitement. La gelure dépend de la température de l’air, jamais du refroidissement éolien. Le vent ne peut pas faire descendre la température sous zéro quand le thermomètre indique qu’elle est au-dessus ; une valeur de moins dix avec l’air à quatre degrés ne gèlera rien, même si elle peut provoquer une hypothermie. Ce calculateur tranche cette question sur la seule température de l’air, et c’est pourquoi une mesure peut afficher un refroidissement éolien nettement sous zéro tout en indiquant que la gelure est impossible.

La même logique explique pourquoi le refroidissement éolien ne s’applique pas aux objets. Il décrit la vitesse à laquelle un corps chaud perd sa chaleur : il ne signifie donc rien pour un radiateur de voiture ou une canalisation. Le vent les refroidit plus vite, mais jamais en dessous de la température réelle de l’air — le service donne lui-même l’exemple : avec l’air à moins cinq degrés et un refroidissement éolien de moins trente et un, le radiateur s’arrête à moins cinq.

Limites assumées

Il s’agit de l’indice nord-américain. D’autres pays publient des mesures du stress dû au froid entièrement différentes, et un chiffre issu de l’une n’est pas comparable à un chiffre issu d’une autre. Si vous lisez un bulletin venu d’ailleurs que des États-Unis ou du Canada, vérifiez quel indice il emploie avant de le comparer à quoi que ce soit d’ici.

Vous verrez parfois des comparaisons entre cette formule et celle d’avant 2001, souvent assorties d’un chiffre spectaculaire. Cette page ne fait pas cette comparaison, et la raison mérite d’être dite : la formule retirée ne figure dans aucun des documents du service météorologique qui décrivent le changement. L’histoire, elle, est bien documentée — l’indice de 1945, le remplacement conjoint, la soufflerie — mais l’ancienne équation ne l’est pas, si bien que tout chiffre comparant les deux reposerait sur du non vérifié.

Enfin, les réponses en Celsius et en Fahrenheit relèvent ici d’un seul calcul et non de deux. Environnement Canada publie la formule avec d’autres constantes pour les unités métriques, et c’est bel et bien la même équation avec des nombres arrondis pour l’autre échelle : vérifié sur plus de dix mille combinaisons, les deux versions ne divergent jamais de plus d’un vingtième de degré environ. Les présenter comme deux formules distinctes laisserait croire à un choix qui n’existe pas.

Pourquoi est-ce gratuit ?

C’est une équation à quatre constantes, et votre navigateur l’évalue pendant que vous tapez. Aucun serveur n’intervient : il n’y a donc rien à facturer ni de compte à créer.

Rien n’est envoyé. Les nombres que vous saisissez restent dans cet onglet.